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Delbasset Adbdelssamad PDF Print E-mail

Musique KabyleDELBASSET ABDELSSAMAD

est le plus célèbre récitant du coran.

Egyptien il avait la particularité de réciter avec ferveur, le coran avec 7 voix différentes

il reste la référence inégalée et respectée, à ce jour dans tout le monde musulman
 
Dame Kalsoum PDF Print E-mail

DAME KALSOUM

Lorsque l'"Astre de l'Orient", ainsi est souvent désignée Oum Kalsoum, interprète un chant, elle y met toute son émotion et pousse des soupirs qui, à chaque fois, fendent l'âme de l'assistance. Encore aujourd'hui, l’ensemble de son répertoire, où la poésie enlace étroitement la mélodie, où se combine le réel avec l'idéal de la vie, à l’image des titres que l’on retrouve sur cet album, est toujours l’objet d’une grande ferveur tant de la part des fans de la première heure que des nouveaux convertis. En général, les chansons d’Oum sont perçues comme de longs cris d'amour où la sensation érotique s'énonce lancinante et où, en le coeur, brûle un feu qui semble ne jamais s'éteindre. Le sentiment se nomme désir, la tendresse devient souffrance et le charme frise l'effet de sorcellerie. C'est à la limite du féminisme à peine contenu et d'une féminité rageuse, propres à faire réfléchir aussi bien celle qui se pare de vertu que celle que la société met à l'index sous (fallacieux) prétexte de dévergondage ou d'atteinte aux bonnes moeurs.

Vingt-huit ans après la disparition d'Oum, survenue un 3 février 1975, ses complaintes déchirantes, « habitées », résonnent toujours dans le creux des oreilles des mélomanes, toutes classes sociales confondues. Car la cantatrice avait su séduire toutes les franges, du balayeur au président (Nasser fut l'un de ses plus fervents admirateurs et ne ratait jamais un de ses fameux concerts donnés le premier jeudi de chaque mois), du paysan démuni au fonctionnaire embourgeoisé. D'aucuns se sont interrogés sur l'impact d'exception que pouvait avoir la "Sett" (la Dame), celle qui est tenue pour la mère des Arabes comme l'avaient proclamé certaines affiches, sur les foules. Quelques méchantes langues, se mouchant volontiers dans la soie, se sont même demandées (inquiétés ?) comment une petite paysanne sans beauté particulière et sans base intellectuelle a-t-elle bien pu parvenir non seulement à atteindre un degré de culture que toutes les apparences auraient du lui refuser mais aussi à pouvoir rendre sacré un air profane tout en magnifiant un chant sacré. Oum Kalsoum, tout au long de sa carrière, bien épaulée par son ami (et amoureux transi) Ahmed Rami, génie de la parole et érudit sans prétention, a domestiqué tous les genres et interprété tous les grands noms de la poésie arabo-musulmane en révolutionnant la métrique. Miracle ! Dans le domaine de Kalsoum, les textes de Omar Khayyam l'hédoniste, d'Ahmed Chawki, "l'Emir des poètes" (dont elle a chanté le troublant Demandez aux cruches de vin), de Mahmoud Bayram Ettounsi, une véritable encyclopédie ambulante, deTaher Abu Facha le passionné ou d'Ahmed Chafik Kamel le romantique, prennent une autre allure, une autre tournure, une autre dimension. Ils tendent, portés par une voix si prenante, vers le sublime, en particulier lorsque le grand maître Mohamed Abdel Wahab, mais pas seulement, vient apporter sa touche unique de compositeur.

Sur scène, Kalsoum a toujours étonné par une énergie et une classe qui se reflètent dans ses enregistrements. Port altier, visage tantôt crispé lorsque le désespoir prend le dessus au détour d’un vers, tantôt radieux quand se profile à l’horizon la promesse d’un rayon de soleil pour mieux éclairer un nouvel amour, mouchoir-étendard serré dans sa main droite, Oum Kalsoum, dans ses moments les plus éblouissants, dégage un magnétisme tel que le public, subjugué, suit toutes les émotions lues dans la voix et sur son visage. Il retient son souffle lorsqu’elle raconte ses tourments, agite les bras lorsqu’elle trace des arabesques imaginaires, maudit les traîtres et souffre à sa place lorsqu’elle évoque la fuite d’un amant, se tient le coeur lorsqu’elle pousse un profond soupir... En un mot, l’auditoire vibre avec la légende.

Une légende qui a commencé au début de notre siècle. Présumée née vers 1904 à Tmaïe al-Zahayira, un village pauvre dans le delta du Nil, Kalsoum, fille d’un imam de mosquée, a naturellement débuté par des chants religieux, se produisant le plus souvent dans des fêtes dédiées à des saints (plus tard, sa gloire aidant, le calendrier local s’enrichira du nom d’une nouvelle sainte que ses zélateurs appelleront tout simplement Thuma ou Oum). Son patronyme circule vite dans la région et tout le monde parle d’un androgyne (son père tenait à ce qu’elle s’habille en garçon bédouin) à cordes vocales exceptionnelles.

En visite à Tmaïe, Cheikh Abu al-’Alla, spécialiste de la déclamation du « maqâm » (mode classique), l’entend, tombe en extase et lui suggère, ainsi qu’à sa famille, de s’installer au Caire, marchepied indispensable pour accéder à une notoriété à hauteur de son talent. Pourtant, la conjoncture, tendue, dramatique, n’est guère favorable. En 1919, Le Caire était le théâtre d’une révolution sanglante. Après le rejet par l’occupant anglais de l’indépendance totale exigée par le parti Wafd, des nationalistes sont exilés. Trois ans plus tard, les assassinats de ressortissants britanniques se multiplient. Oum Kalsoum en gardera des souvenirs bouleversants. De là daterait son patriotisme ardent qui se concrétisera par la suite par un soutien sans faille à l’effort de guerre. Ses détracteurs, il en existe, ironisent sur un opportunisme qui lui permet de chanter successivement les louanges du roi Farouk, de Nasser puis de Sadate. Les religieux crient au scandale parce qu’ils considèrent comme un blasphème le fait pour une femme de réciter le Coran en musique.

Mais Oum Kalsoum en a vu d’autres : « L’artiste était méprisé à cette époque-là. La culture relevait du Ministère de la Santé. Nous étions souvent menacés par des ivrognes et le public exigeait des paroles vulgaires du genre « Tirons les rideaux pour que les gens ne nous voient pas » ou « Qui est mon père, qui est ma mère, je ne le sais et ne le saurai jamais ». Les gens étaient sourds à la parole du Prophète ». Oum Kalsoum a toujours tenu bon même lorsque les Frères musulmans jugent non conforme sa façon de mêler le profane au religieux. Elle leur réplique, en 1928, par un texte profane (« Si je devais oublier et pardonner/Mes yeux me le reprocheraient ») interprété sur fond d’air musulman classique. D’autres ont jasé sur sa vie privée, la soupçonnant d’aimer chez les hommes leurs femmes, de s’être résolue tardivement à épouser son médecin pour se fabriquer une façade honorable.

Toujours est-il que ses passages ont drainé de grandes foules, que ses disques se sont toujours vendus par millions et que lors de ses funérailles, des millions d’adorateurs, soudain orphelins, ont donné libre cours à leur détresse. Oum Kalsoum, après cinquante ans d’une carrière plus que bien remplie, laisse un vide immense que quelques postulantes, toutes talentueuses qu’elles soient, n’ont jamais pu combler.

Rabah Mezouane.

 
Larbi DIDA PDF Print E-mail

Larbi Dida : un esprit dancefloor dans un corps raï

Un rien provocateur, le mythique groupe Raïna Raï, fondé en 1980, avait glissé dans Zina, la perle de son premier album, figurant sur la B.O. du film Tchao Pantin de Claude Berri et dont le refrain original avait été chanté par Boutaïba S'ghir (le fameux Ya Z'ghaïda), une petite phrase qui se voulait sentence : « Le raï est né à Bel-Abbès ». Le propos n'est pas loin de la vérité car Sidi Bel-Abbès, grande ville des plaines de l'ouest algérien, naguère réputée pour ses maisons closes et ses légionnaires qui ne sentaient pas toujours le sable chaud, est considéré comme l'un des hauts lieux de convergence de tous les chioukhs-poètes et les musiciens ambulants de la région. Cheikha Remitti, la mamie du raï, avait vu le jour dans le coin et s'était souvent retrouvée au coeur de grandes soirées privées, charmant l'auditoire de ses piques égrillardes. Plus tard, les Frères Zargui mettront au goût du jour des refrains accompagnés à la guitare électrique (équipée de pédale wah wah) et des groupes au nom américanisé comme les Youngers sèmeront le feu blues ou rock sur les pistes de danse des boîtes locales.

Un jeune homme, Larbi Dida, au look de chanteur latino avec sa fine moustache et son sourire enjôleur, a gardé bonne souvenance de ces mouvements musicaux tout en s'intéressant également aux tentatives de modernisation (entendez urbanisation) de ce qui est dénommé « folklore oranais » ou « gharbi » (littéralement : de l'ouest), celles de Blaoui Houari passant pour les plus abouties. En 1986, il intègre Raïna Raï où, très vite, il impose sa voix grisante et son accent traînant rural, enveloppé dans un habillage très pop. La formation soulèvera l'enthousiasme lors de diverses prestations, notamment au Printemps de Bourges et au Paléo Festival de Nyon. Cependant, Larbi se sent quelque peu à l’étroit dans le cadre d’un ensemble où il ne peut pas exprimer toute sa sensibilité et matérialiser ses rêveries rythmiques, car il a le groove en permanence dans sa tête, un esprit ambianceur et le geste vif même quand il parle. Sa culture club, à la manière des initiateurs de l’acid-jazz quand il investissait les dancefloors londoniens, a été forgée dans les cabarets les plus courus d’Oran, de Paris ou de Marseille. En même temps, il voue une passion dévorante à un tempo typiquement algérien qui est une invite constante à la transe : le alaoui ou regada chez le voisin marocain.

C’est sans doute la danse la plus fascinante d’Algérie, avec son rythme qui fait songer aux pas d’un chameau possédé par quelque démon intérieur. Les tenants du raï ne s’y sont pas trompés en l’utilisant souvent comme base de leurs chansons. Sous le titre alaoui, en référence à cette chorégraphie intemporelle d’essence bédouine, l’Orchestre National de Barbès, que Larbi, après une escapade en solo très expérimentale, a créé en 1996 (avec d’autres camarades consumés par la même brûlure) avait signé son morceau de gloire, allant jusqu’à sa reprise instrumentale par…Les Rolling Stones.

S’effectuant en groupe homogène, en ligne ou en cercle, avec des remuements frénétiques d’épaules et des coups répétés du pied, que rythment la voix du meneur, le alaoui traditionnel s’appuie sur un fond musical exécutée par un quatuor formé par deux flûtes de roseau et deux bendirs (tambourins), le port du bâton, lors du déroulement de la danse, demeurant essentiel car il symbolise l’âme guerrière des tribus de l’ouest algérien. A cette danse, virile et pleine de vivacité, qui fait la fierté des habitants de la région d’Oran, Dida a rajouté des sifflets, plus de pugnacité dans la rythmique et plus d’entrain dans la mélodie, la rendant plus performante dans les raïve-parties.

Cet album, s’ouvrant par l’euphorique Boug Boug, son deuxième en solo depuis son départ de l’ONB, en renferme toute la quintessence. Les souvenirs affluent à travers les reprises de Taila et Rani Mhayer, datant de l’épopée Raïna Raï. Le aloui énergétique est présent sur les morceaux Choully et Ghrib ou Barrani, tandis que la chanson moderne des pionniers oranais est évoquée par Salamane et Achak Mamhoun, et une reprise très personnelle du Bakhta du grand Cheikh El Khaldi. L’esprit festif qui caractérise les prestations scéniques de Larbi est confirmé par le caribéen Mamadou et les douleurs et déboires de l’exil, sans misérabilisme et avec beaucoup d’humour, sont le centre de préoccupation de la chanson Passeport Lakhdar, ce passeport vert algérien redouté par tant de douanes.

R.M.

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